Réveil matinal sous réseaux sociaux

Laissez-moi vous raconter un réveil matinal sous l’influence des réseaux sociaux. C’est ce qui est en train de devenir la norme pour plusieurs personnes et si on n’y prend garde, le risque est grand que l’on soit atteint.

Vous vous levez de bon matin. Comme à l’accoutumée, premier réflexe avant même de faire quoi que ce soit d’autre, votre téléphone. Un tour sur WhatsApp, puis sur Facebook.

Le réveil matinal WhatsApp

Sur WhatsApp, des « coucou », des « bonjour », des « bien dormi ?», des images et GIF pour vous souhaiter bonne journée vous accueillent. Ensuite sur ces groupes ou d’ailleurs vous n’avez pas souvent demandes à adhérer, des nouvelles fusent de toute part. Une vidéo d’un humoriste, d’un panafricaniste, d’un homme politique ou même simplement d’un n’importe qui lambda qui raconte sa vie, se plaint, parle de ses rêves, accuse ou dénonce un rival. Il y’aussi une nouvelle blague qui vient d’etre publiée. et puis ce long texte complètement insensé d’un illustre individu qui se croit détenir désormais la connaissance infuse. N’oublions pas cette dénonciation d’une vidéo ou d’une publication partagée par quelqu’un d’autre avec les nouvelles insultes à la mode, la moquerie du dernier débat ou du dernier fait divers de la veille.

Vous voilà bardé de nouvelles dont plusieurs à la vérité vous seront inutiles pour votre journée ou même simplement pour votre vie. Mais ça ne fait que commencez.

Vous voulez quand même répondre au gentil coucou ou au « cc » d’un de vos contacts. Et voilà que s’engage en plein matin des échanges qui tirent votre énergie alors même que la journée n’a pas encore démarré.

Facebook dans la danse

Sur Facebook, un ami jamais rencontré a posté une photo de lui ou d’elle devant un Mall a Dubaï. Un autre publie une citation à envoyer à 100 personnes. L’immanquable vidéo du pasteur a la mode qui fait son show ou se defend d’un scandale. 

Évidemment, les vraies fausses nouvelles sont partout. Les thèses et antithèses du dernier conflit en Syrie, en Côte d’Ivoire, au Cameroun. Le dernier programme ou plan d’un candidat politique qui clame ses succès, ses victoires ou ses persécutions et les démonstrations de toute la foulée de ses supporters. Le dernier clash entre deux artistes bien connus. Facebook lui même propose la publicité du dernier clip vidéo ou la séquence vidéo d’un film Hollywoodien…Et j’allais oublier le classique : Les photos de quelques morts déchiquetés dans un accident ou dans un conflit te disent bonjour. Avec à l’appui les accusations de tel gouvernement ou de tel régime politique et les appels à son départ, à la CPI ou à une intervention onusienne.

Dans les messages Facebook, c’est aussi la pluie. Les « coucou », « bien dormi » et autres s’ajoutent aux vidéos et photos multiples de personnes qui ne seront jamais rencontres et qui n’apporteront jamais rien de concret.

Puis quelques stories défilent. La cousine a publié la nouvelle robe de sa fille. L’ex a publié la scène de bisou avec le nouvel amour. Un portrait filtre avec des oreilles d’ânes inspirés de Snapchat sont à la une pour un autre contact.  

Une trentaine de minutes viennent de passer sans s’en rendre compte. Mais déjà certaines de ces informations produisent leur effet.

Quand Le réveil sous les réseaux sociaux fait effet

Une mauvaise salutation de la mauvaise personne ou une information sur un proche énervent déjà. Des questions fusent sur qu’est ce qui a bien pu se passer pour que telle personnalité politique ait tel problème. Comment telle autre peut se comporter de telle ou telle manière. Les images des morts hantent l’esprit : Comment des êtres humains peuvent-ils faire cela ? La vraie fausse information sur un suppose détournement de fond, tricherie électorale ou quelque autre injustice politique est en débat dans le cerveau. Ce qui est présenté comme un succès ou une attaque contre telle ou telle personnalité politique pour laquelle il y’a quelque sympathie désormais envahit l’esprit.

En route pour le boulot…et tout ce que L’esprit gère désormais…c’est toutes ces informations sur lesquelles il n’y a aucune emprise et aucun contrôle. Vous n’aurez pas eu le temps d’occuper votre esprit pour préparer la journée a ce qui a de la valeur pour vous. Les réseaux sociaux s’en sont occupés. Ceux qui contrôlent ces informations à dessein, ont soumis votre esprit à leur agenda, pendant que vos priorités, ce n’est que maintenant que vous commencez a vous les mettre au menu. C’est un peu cela l’effet d’un réveil matinal sous les réseaux sociaux. Et encore, je suis gentil dans mes conclusions. Je vous partage cet article instructif sur le caractère addictif et possiblement dangereux d’un usage mal structuré des réseaux sociaux.

Évidemment on peut aborder la journée autrement et repositionner les réseaux sociaux de manière à ne plus les subir. Nous en parlerons dans un autre article.

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