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Finance décentralisée : L’Afrique en retrait ?

Finance décentralisée

La venue de la blockchain et le concept de la finance décentralisée ont fait couler beaucoup d’encres et de salives. Bien qu’encore controversés, ils montrent déjà des signes d’un changement radical du modelé économique en place. La Finance décentralisée en contradiction totale avec le principe des banques est fortement combattu dans l’économie américaine ainsi qu’européenne comme vous le savez surement. Vous êtes donc en droit de vous demander ce qu’il en est de l’Afrique. Le sujet n’est tellement pas abordé par les médias internationaux et locaux qu’il serait logique de penser que le continent africain n’en a pas grand-chose à faire d’un système de finance décentralisée  ou de la technologie blockchain.

Rappelons le tout d’abord, la blockchain et la finance décentralisée à travers la crypto-monnaie ont été très vite adoptés sur le continent africain. À la rigueur, cela a été adopté aussi vite, voir plus vite encore qu’en Asie. Nous ne parlons pas ici d’une adoption gouvernementale, mais de l’adoption au niveau du peuple en la communauté des investisseurs. Nous les appellerons les crypto-investisseurs pour le coup.

En effet, la circulation des fiat en Afrique est encore très proche d’une population dite « non bancarisée ». Le pouvoir de crédit de la population est faible et les opérations de transactions transfrontalières sont moindres. En outre, les paiements mobiles occupent encore une très grande place dans les échanges. Pas étonnant que le pic d’adoption de la crypto-monnaie batte de nombreux records dans les pays de l’Afrique. Il est alors logique de suivre ce mouvement de pensées et se dire que la finance décentralisée en Afrique est une réelle opportunité à saisir.

Les difficultés de l’économie africaine actuelle

L’écosystème économique africain est soumis à divers problèmes qui doivent être résolus.

Structure des échanges désastreuse : l’Afrique a principalement une balance commerciale importatrice. En effet, les produits finis sont quasiment tous importés depuis l’extérieur pour tout type de besoin. Bien que le continent regorge de matière première, celles-ci ne profitent pas à sa population et aux résidents des territoires. Les matières sont centralisées et exportées de manière continue. Le marché de la finance reste centralisé sur quelques acteurs, et son développement ne dépend alors que de leur bon vouloir. Cette mauvaise balance d’échange entraine à son tour un déficit d’investisseurs sur le marché. Ces mêmes investisseurs fuient alors l’Afrique par manque de soutien ou de fonds tout simplement.

Instabilité sur le marché financier : Avec le marché central et la faible possibilité d’entrée du peuple, la finance africaine est soumise à tous les vents de déstabilisations mondiaux. En effet, dès l’instant qu’une monnaie ne peut pas être régulée par ses utilisateurs, il devient facile pour les banques et autres institutions financières d’imposer leurs lois et leur bon vouloir. La déstabilisation d’une monnaie par rapport à une autre est donc un principe courant et quasi permanent des monnaies africaines. La présence de magouilles palpables, et des règlementations toujours plus flous rend le marché financier toujours moins clair.

Manque de capitaux : Les rapports d’investissement capital-risque dans la finance africaine sont presque nuls. L’écosystème ici manque cruellement de stabilité locale ce qui la laisse à la merci des capitaux étrangers. En outre, les grosses fortunes locales préfèrent investir ailleurs, pendant que les fortunes internationales investissent sur le continent.

Le caractère centralisé actuel de l’économie africaine en fait une cible facile aux influences étrangères. Le développement d’un bon système et d’une plus grande économie pourrait donc passer par l’application directe de la finance décentralisée en Afrique.

Finance décentralisée
La finance décentralisée en Afrique : mieux comprendre

Finance décentralisée en Afrique : remise en contexte

Arrivé à ce niveau de développement, il est important de se demander qui détient réellement les rênes de la sphère économique en Afrique. Redonner le pouvoir et les moyens de s’exprimer à ceux qui en ont l’envie est le but même de la DEFI. Ceci dit, une inclusion plus poussée de la finance décentralisée en Afrique pourrait pousser vers :

Une vision plus globale de la richesse : en effet, la richesse ne se résumera plus qu’au simple montant du compte en banque, ou à la quantité de crypto-monnaie possédée. Le terme de richesse deviendrai plus global tant dans son exécution sur le marché, que dans les mesures qui sont prises.

Participation renforcée : ici il s’agit en outre de la mise en relation des agents à besoin de financement et ceux à capacité de financement. Fournir à tous non plus le seul intermédiaire bancaire-population mais un soutien indéfini via la connexion de toute la communauté financière. La finance décentralisée encourage d’ailleurs la participation de tous.

La possibilité d’innovation : Avec le recul des problèmes de financement, il y’a une liberté de création et d’évolution sans limite. Créer de nouveaux outils, des produits d’innovations et des services en synergie avec l’environnement typique africain et la communauté financière de la zone est primordial. L’importation et l’adaptation à des produits étrangers continu de nuire grandement au développement des valeurs et la transmission des cultures de notre continent.

Toutes ces raisons simples à comprendre sont les mêmes qui poussent les crypto-acteurs d’Afrique à investir toujours plus loin. Ceux-ci étant à la recherche d’un système de financement plus libre et moins étouffant pour leurs capitaux. La création d’un cercle vertueux de la richesse est le but de la finance décentralisée, et l’Afrique en aurait bien besoin.

Les possibilités de création et de renouveau ici restent énormes et se composent sur tous les plans. Que ce soit en termes de solvabilité universelle, de valeur de la liquidité courante, ou du flux de transaction. Libérer le potentiel économique véritable du continent ne dépend que de ces petites initiatives, et encore plus de leur adoption massive.

Conclusion

Adopter la finance décentralisée en Afrique vise à grandement faciliter les développements financiers, et promouvoir les appels à l’action. Proposer une alternative au système actuel d’exploitation des richesses, et des ressources financières. En soit, la notion même de richesse par la finance de l’argent de manière centralisée est un concept qui ne fonctionne pas tellement bien à notre époque. La finance décentralisée pourrait donc être la solution pour un rapprochement plus vertueux de notre propre épanouissement.

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Paule Auriane Ntchouadep

Paule Auriane Ntchouadep

Paule Auriane est écrivaine, mais aussi chef d'entreprise. Pionnière dans le domaine en Afrique, elle gère l'une des plateformes africaines les plus avancées sur les questions de crypto-monnaie : Hibiscus Tech Crypto.

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